Ce que montrent les gènes

En 2007, Steve Cole et ses collègues ont étudié l'activité des gènes des cellules immunitaires chez des personnes se sentant très isolées. Ils ont trouvé plus d'activité des gènes liés à l'inflammation, et moins de ceux liés aux défenses antivirales.

Cole propose une explication : pour le corps, l'isolement signale un risque de blessure (sans groupe, on est plus exposé), alors il prépare l'inflammation, au détriment de la lutte contre les virus.

✦ Selon HumanOps
Privé de lien, le corps se prépare aux blessures plutôt qu'aux virus.

Les conséquences

Une inflammation chronique de bas niveau est liée à de nombreux problèmes de santé à long terme. Et des défenses antivirales plus faibles rendent plus vulnérable aux infections courantes.

Ces effets se construisent sur des mois ou des années : une période courte de solitude n'a pas les mêmes conséquences.

"Ce n'est pas un dimanche sans compagnie qui pèse, c'est un isolement qui dure."

Protéger tes défenses

Le lien social fait partie de l'hygiène de santé, au même titre que le sommeil et l'alimentation. Entretenir quelques relations de qualité est un investissement pour le corps.

Ajoute les bases qui soutiennent l'immunité : sommeil suffisant, activité physique régulière, alimentation variée. Et si l'isolement s'installe, chercher de l'aide est un geste de soin, pas une faiblesse.