Le biais d'attribution hostile
Le psychologue Kenneth Dodge a décrit ce biais : face à une situation ambiguë, certaines personnes attribuent plus facilement une intention hostile. Ce biais est lié à plus de conflits et à plus de colère.
Il se renforce avec l'expérience : si tu as souvent vécu des blessures, ton cerveau apprend à anticiper l'attaque.
Ce que ça coûte
En prêtant une mauvaise intention, on réagit en se défendant. L'autre, qui n'avait rien prévu de tel, se défend à son tour. Le conflit naît d'une lecture plutôt que d'un fait.
À force, on se coupe de relations qui auraient pu être bonnes, ou on les abîme sans le vouloir.
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Devant un geste ambigu, liste trois explications possibles, dont au moins une neutre : distraction, fatigue, maladresse.
Et quand c'est important, demande : « Tu peux m'expliquer ce qui s'est passé ? » La curiosité désamorce bien plus que l'accusation. Tu découvriras souvent que l'intention n'était pas celle que tu imaginais.