Le biais d'attribution hostile

Le psychologue Kenneth Dodge a décrit ce biais : face à une situation ambiguë, certaines personnes attribuent plus facilement une intention hostile. Ce biais est lié à plus de conflits et à plus de colère.

Il se renforce avec l'expérience : si tu as souvent vécu des blessures, ton cerveau apprend à anticiper l'attaque.

✦ Selon HumanOps
Quand une situation est ambiguë, c'est ton histoire qui décide de l'intention que tu prêtes à l'autre.

Ce que ça coûte

En prêtant une mauvaise intention, on réagit en se défendant. L'autre, qui n'avait rien prévu de tel, se défend à son tour. Le conflit naît d'une lecture plutôt que d'un fait.

À force, on se coupe de relations qui auraient pu être bonnes, ou on les abîme sans le vouloir.

"Un conflit peut naître d'une lecture plutôt que d'un fait."

Lire autrement

Devant un geste ambigu, liste trois explications possibles, dont au moins une neutre : distraction, fatigue, maladresse.

Et quand c'est important, demande : « Tu peux m'expliquer ce qui s'est passé ? » La curiosité désamorce bien plus que l'accusation. Tu découvriras souvent que l'intention n'était pas celle que tu imaginais.