La voie rapide
Le neuroscientifique Joseph LeDoux a décrit deux chemins pour l'information menaçante. Une voie rapide, qui atteint l'amygdale en quelques millisecondes et déclenche une réaction. Et une voie plus lente, qui passe par le cortex et permet d'analyser.
La voie rapide préfère se tromper par excès : mieux vaut sursauter pour rien que rater un vrai danger.
Quand l'alarme a été réglée par le passé
L'amygdale apprend ce qui est dangereux à partir de l'expérience. Si des signaux relationnels (une voix qui monte, un silence, un départ) ont été associés à de la souffrance, ils peuvent déclencher l'alarme bien plus tard, même dans une relation sûre.
C'est pour ça qu'on peut savoir rationnellement que tout va bien, et sentir pourtant le corps en état d'alerte.
Laisser le temps à la voie lente
Quand l'alarme se déclenche, la priorité est de calmer le corps : expirer longuement, sentir tes appuis, regarder autour de toi. Ça signale au cerveau qu'il n'y a pas de danger immédiat.
Puis, quand la pression est retombée, vérifie : « Qu'est-ce qui s'est passé vraiment ? » La voie lente a besoin de ces quelques minutes pour faire son travail.