Épictète
vers 50 - vers 130
Un ancien esclave qui a appris aux empereurs à faire le tri entre ce qui dépend d'eux et le reste.
Pour toi si tu stresses pour ce que tu ne maîtrises pas
Cette sagesse peut t'aider si…
- tu stresses facilement
- tu veux tout contrôler
- tu anticipes beaucoup
- tu t'épuises mentalement
Moins utile si…
- ton sujet principal est l'identité
- ton sujet principal est l'estime de soi
Sa vie en bref
Né esclave en Phrygie, boiteux, il est affranchi puis enseigne la philosophie à Rome, avant d'être exilé en Grèce. Il n'a rien écrit : son élève Arrien a noté ses leçons dans le Manuel et les Entretiens.
L'idée clé : Ce qui dépend de toi
Tes jugements, tes choix, tes efforts dépendent de toi. Le corps, la réputation, les événements, les autres, non. La souffrance vient souvent de ce qu'on veut contrôler ce qui ne dépend pas de nous.
« Parmi les choses, les unes dépendent de nous, les autres n'en dépendent pas. »
À faire aujourd'hui : Les deux colonnes
- Prends ce qui t'inquiète en ce moment.
- À gauche, écris ce qui ne dépend pas de toi. À droite, ce qui en dépend.
- Choisis une seule action dans la colonne de droite et fais-la aujourd'hui.
Ce qu'en dit la science aujourd'hui
Les fondateurs des thérapies cognitives citaient Épictète : « Ce ne sont pas les choses qui nous troublent, mais les jugements que nous portons sur elles. » C'est le point de départ de la méthode d'Albert Ellis, dans les années 1950.
Les limites
Ce tri ne veut pas dire tout accepter : face à un problème collectif, agir ensemble fait aussi partie de ce qui dépend de nous.
Sources
- Ellis (1962), Reason and Emotion in Psychotherapy
- Épictète, Manuel, chapitre 5