Socrate
vers 470 - 399 av. J.-C.
Celui qui posait des questions jusqu'à ce que tu doutes de tes certitudes.
Pour toi si tu crois avoir raison et tu veux vérifier
Cette sagesse peut t'aider si…
- tu crois avoir raison et tu veux vérifier
- une phrase négative sur toi te fait souffrir
- tu veux apprendre à poser de bonnes questions
Moins utile si…
- tu as besoin de réconfort plus que de questions
Sa vie en bref
Athénien, fils d'une sage-femme, il n'a rien écrit : on le connaît par Platon et Xénophon. Il interrogeait les passants sur la justice ou le courage jusqu'à faire apparaître leurs contradictions. Accusé de corrompre la jeunesse, il est condamné à boire la ciguë.
L'idée clé : Examiner sa vie
Socrate comparait sa méthode au métier de sa mère : il « accouchait » les esprits. Pas de réponse toute faite : des questions qui obligent à vérifier ce qu'on croit savoir.
« Une vie sans examen ne vaut pas la peine d'être vécue. »
À faire aujourd'hui : Trois questions à une certitude
- Écris une phrase qui te fait souffrir, par exemple « je suis nul en public ».
- Demande-toi : sur quels faits précis je m'appuie ?
- Puis : y a-t-il un fait qui contredit cette phrase ?
- Enfin : comment le dirait un ami bienveillant mais honnête ?
Ce qu'en dit la science aujourd'hui
Le « questionnement socratique » est au cœur des thérapies cognitives. Une étude de 2015 sur des patients déprimés a montré que plus le thérapeute l'utilisait, plus les symptômes baissaient d'une séance à l'autre.
Les limites
Questionner ses pensées aide, mais ne remplace pas un accompagnement quand la souffrance est forte.
Sources
- Braun, Strunk, Sasso & Cooper (2015), Behaviour Research and Therapy