L'ikigai
Japon ; schéma : 2014
Le fameux schéma en quatre cercles (ce que tu aimes, ce pour quoi tu es doué, ce dont le monde a besoin, ce pour quoi on te paie) n'a rien de japonais.
Pour toi si tu cherches ce qui te fait lever le matin
Cette sagesse peut t'aider si…
- tu cherches ce qui te fait lever le matin
- ton travail ne te suffit plus
- tu veux retrouver de petits plaisirs réguliers
Moins utile si…
- tu cherches un plan de carrière : le vrai ikigai japonais n'en est pas un
D'où ça vient
Au Japon, ikigai est un mot courant : ce qui donne envie de se lever le matin. Ce peut être un petit-enfant, un jardin, un club de lecture, pas forcément un travail. Le schéma en quatre cercles vient d'un diagramme espagnol sur le « but » de la vie, que le blogueur Marc Winn renomme « ikigai » en 2014. Il fait ensuite le tour des formations en entreprise.
L'idée clé : Une raison de se lever
L'ikigai japonais est modeste : une ou plusieurs petites raisons de vivre, au quotidien. Pas besoin qu'elle soit rentable ni que le monde en ait besoin. La version occidentale en a fait une quête du métier idéal, ce qui met beaucoup de pression sur un mot qui en mettait très peu.
« 生き甲斐 : iki, vivre ; gai, ce qui vaut la peine. »
Le schéma n'est pas japonais. Le diagramme aux quatre cercles est une version renommée en 2014 d'un schéma espagnol sur le « propósito ». Les Japonais interrogés sur leur ikigai citent surtout leur famille, leurs loisirs ou leurs amis.
À faire aujourd'hui : Tes petits ikigai
- Note trois choses qui t'ont donné envie de te lever cette semaine, même minuscules.
- Entoure celle qui ne dépend ni de ton travail ni de ton salaire.
- Prévois-lui un moment dans la semaine qui vient.
Ce qu'en dit la science aujourd'hui
Une grande étude japonaise a suivi plus de 43 000 adultes pendant 7 ans : ceux qui disaient ne pas avoir d'ikigai avaient un risque de décès plus élevé. Aux États-Unis, avoir le sentiment que sa vie a un but est aussi lié à une vie plus longue, à tout âge.
Les limites
Ces études montrent un lien, pas une cause : être en bonne santé aide aussi à avoir des projets. Et chercher absolument « le » métier qui coche les quatre cercles peut rendre plus malheureux qu'avant.
Sources
- Sone et al. (2008), Psychosomatic Medicine
- Hill & Turiano (2014), Psychological Science